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samedi 19 avril 2014
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Le pilote du Messerschmitt

Au cours de la 2ème Guerre mondiale, toutes nationalités belligérantes confondues, ce sont des milliers d’avions qui se sont écrasés sur le territoire français. Nombreux sont les équipages qui y laissèrent leur vie et certains figurent encore aujourd’hui au nombre des disparus.Il y a quelques mois, l’association « Somme Aviation 39-45» avait procédé à des travaux de fouille pour retrouver les débris d’un avion abattu en août 1943, au lieu-dit le Bois Monsieur.


Le moteur de l’avion a été reconstitué

Quelques accessoires retrouvés avec le moteur

Les membres de cette association, après avoir nettoyé toutes les pièces et entrepris des investigations dans les archives militaires, ont identifié l’appareil et son pilote.Il s’agissait d’un Messerschmitt 109 G-6 R-6 piloté par le lieutenant Hans Joachim RIMARSKI, qui faisait partie du 5ème Staffel de la JG 2 de la Luftwaffe.

Depuis lors, le lieutenant RIMARSKI était porté disparu.

Ce n’est qu’en 2006, soit 63 ans après le crash, que les membres de l’association ont remonté la carcasse de l’avion. En nettoyant toutes les pièces retrouvées les membres de l’association ont identifié quelques ossements du pilote.

L’association a donc pris contact avec M. HORST F.H.HOWE, responsable des sépultures allemandes sur le Nord de la France, qui organisa une cérémonie en présence de personnalités françaises, allemandes et anglaises.

Le pilote a désormais une sépulture décente
Ce pilote a donc été inhumé au cimetière militaire allemand de 1939-1945 de Bourdon, le 21 septembre dernier.

Tous les efforts entrepris par les autorités allemandes et l’association des aviateurs de l’armée allemande, pour trouver trace d’un membre de la famille du pilote, sont restés jusqu’à ce jour sans résultat.



Portrait du pilote

Le lieutenant de la Luftwaffe Hans-Joachim RIMARSKI
Le lieutenant de la Luftwaffe, Hans-Joachim RIMARSKI est né le 10 octobre 1921 dans la ville de MARIENBURG, située dans l’ancienne Prusse Orientale.
Dans sa prime jeunesse « HAJO » comme le surnommaient les membres de sa famille et ses amis s’est révélé comme un passionné du vol à voile.
Les bases de sa future entrée dans la Luftwaffe étaient en quelque sorte déjà jetées.
Il exerça à partir de 1942 ponctuellement les fonctions d’instructeur au sein d’une escadrille basée en Normandie.
Par la suite, il rejoignit le 5ème escadron de la 2ème escadrille de chasse « RICHTHOFEN » à l’époque basée sur l’aérodrome d’Epinoy, près de Cambrai.
Le dernier vol du jeune pilote, alors âgé de 21 ans, démarra le 19 août 1943 par une alerte et un décollage en catastrophe.

Dès les premières minutes du vol, il se retrouva engagé dans un combat aérien face à des bombardiers B-26 américains « MARAUDER », combat au cours duquel son avion fut abattu.
Le crash fut certainement très violent, l'essence et les munitions embarqués ayant fait exploser l’avion au contact du sol, le déchirant en de multiples morceaux, ne laissant aucune chance au pilote.

(Les informations sur le pilote ont été communiquées par l’association Somme-Aviation 39-45) : Somme Aviation 39 - 45.

22213 soldats allemands reposent dans ce cimetière dont plus de 200 pilotes
LE CIMETIERE ALLEMAND
DE BOURDON
Cette nécropole a reçu les corps des soldats tués en juin 1940 dans la région de la Somme et lors des combats de retrait fin août/début septembre 1944 dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, ainsi que ceux qui sont morts ensuite en captivité.

En 1961, le Volksbund (ou SESMA, Service pour l’Entretien des Sépultures Militaires Allemandes) a commencé à regrouper les sépultures des soldats.

Inhumation au cimetière militaire allemand de 1939-1945 de Bourdon, le 21 septembre dernier.
Ainsi a été aménagé le cimetière de regroupement de Bourdon, inauguré en 1967.
Sa caractéristique la plus importante est la construction circulaire de 10 mètres de haut et 12 mètres de diamètre en grés du Palatinat.
A l’intérieur se trouve la statue en marbre du Professeur Gerhard Marcks « La Mère » qui symbolise la douleur de toutes les mères du monde pleurant leurs fils morts à la guerre.

Un chemin engazonné traverse le champ des tombes et conduit à la croix centrale de 12 mètres de haut, qui surplombe la vallée de la Somme. Les croix sont en calcaire et comportent trois noms de chaque côté.



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